La sécurité des piétons mérite une vraie méthode
Nous partageons pleinement la nécessité de protéger les piétons dans le centre-ville.
Chacun doit pouvoir y circuler en sécurité, notamment les personnes âgées, les familles, les enfants et les personnes à mobilité réduite.
Nous ne pouvons cependant que déplorer la méthode utilisée.
Imposer le pied à terre, c’est empêcher les vélos de rouler. Pas uniquement rue Saint-Guillaume aux heures d’affluence. Non, dans 20 rues, et toute la journée.
Traverser le centre-ville de manière sécurisée devient de fait interdit aux cycles, y compris avec des enfants.
Les cyclistes seront découragés : qui prendrait son vélo pour uniquement le pousser, qui se sentirait en sécurité au milieu des voitures ? C’est bien là le danger : alors que notre centre-ville n’est pas adapté à l’automobile, le périmètre de l’arrêté exclut un mode de déplacement économique, bon pour la santé et qui, lui, convient à la configuration des lieux.
Au lieu d’arriver à un tel extrême, n’était-il pas possible de commencer par sensibiliser les cyclistes aux besoins des piétons ? De sanctionner les vitesses excessives ? N’était-il pas nécessaire de proposer aux cyclistes des trajets alternatifs avant de les exclure ? N’était-il pas pertinent d’instaurer une réelle concertation avec les associations et les parties prenantes ?
C’est bien pour ne pas opposer les modes de déplacement que que nous avions proposé l’ouverture d’une conférence citoyenne sur les mobilités, associant habitants, commerçants, piétons, cyclistes, automobilistes, personnes à mobilité réduite, associations et usagers des transports en commun.
Nous demandons donc à la municipalité d’ouvrir rapidement cette concertation, de présenter des itinéraires cyclables sécurisés et de prévoir un bilan public de cette mesure dans les prochains mois.
Pour un centre-ville qui protège, vivant et réellement partagé, un centre-ville dans lequel on expérimente et on partage sans exclure.
